A song of fire and ice

A song of fire and ice

__"Mieux vaut un corps brisé qu’un esprit corrompu."

De retour à bord du Sigillite’s Word, les Saints Ordos accueillent avec un peu plus d’inquiétudes les nouvelles que nous rapportons de Sinophia. D’après les informations transmises concernant les fiefs Haarlock, c’est du côté de Mara, une planète interdite aux confins du secteur Calixis que se jouera la prochaine étape du plan du Rogue Trader corrompu. Avec pour seul repos le temps du trajet, nous sommes rejoints par deux escouades de janissaires maccabéens, venus nous apporter un peu de soutien, de même qu’une astropathe et un psyker de combat. Il semblerait que, par la Grâce de l’Empereur, la fin de la course-poursuite avec les machinations d’ Haarlock touche à sa fin.

Si certains d’entre nous semblent montrer un peu d’inquiétude, je dois dire que jusqu’ici notre force morale et notre fois en l’Empereur nous ont permis de venir à bout des épreuves. Si Mara doit constituer la dernière étape de notre voyage, cela me permettra de prouver notre volonté de servir au mieux l’Empereur et de chasser les machinations hérétiques loin de sa lumière. Et en fait de lumière, les alentours de Mara s’avèrent particulièrement lumineux, du fait des traînées de réacteur des nombreux navires qui gravitent autour de la sinistre planète. Entre les sectes hérétiques, les vaisseaux de la race des maudits Slaughts et un étrange bâtiment sortir du warp qui semble être le Spear of Destinu, le propre vaisseau d’Haarlock, une bataille fait bientôt rage. Dévoué serviteur de l’Empereur et des Ordos, le capitaine du Sigillite’s Ward prend de grands risques pour accomplir sa mission au mieux : nous déposer sains et saufs sur la planète de Mara. Hormis quelques soldats et le psyker de combat, nous nous posons après une descente mouvementée sur le sol enneigé et inhospitalier de la planète.

Ancienne prison devenue terre interdite après que des émanations warps l’aient, semble-t-il, corrompue, Mara n’est qu’une bille de glace et de roche sur laquelle un complexe pénitencier doublé d’une mine a été construit. C’est là que nous nous dirigeons. Inquiets du fait du froid (ils n’ont pas la puissance de mon esprit pour se prémunir contre les basses températures) qui règne ici bas, mes compagnons foncent vers les bâtiments affleurant où nous pénétrons après une bref combat contre des cultistes gardant l’entrée. Il semble que l’héritage des Haarlock intéresse bien du monde et que notre progression doive se transformer en une course contre la montre. Saint Empereur, guide nous et permet nous d’arriver avant nos hérétiques ennemis !

Impossible pour mon esprit éveillé de ne pas être sensible à la proximité de l’immaterium qui semble singulièrement proche du monde matériel, comme si les deux espaces coïncidaient. Si mon trouble est intense, celui de Silinus, l’astropathe qui nous accompagne, semble pire encore. Elle gémit sans cesse comme si la pression de l’endroit sur ses sens se révélait trop forte. Sous la protection des janissaires, nous tombons vite, au coeur du dédale formé par les constructions souterraines, sur un groupe de cultistes des Pèlerins de Hayte, bientôt rejoints par des membres du Syndicat d’Amaranthe. Après avoir défait les premiers, les seconds se montrent agressifs , agressivité que Gaspard entretient en faisant feu de son lance-grenades au milieu du groupe, révélant que les Slaughts semblent avoir pris le contrôle des forces du Syndicat. En contournant la mêlée, je porte avec Gaspard le danger près de “Miss Book” et de ses lieutenants et nous finissons par en venir à bout aidé également par les tirs précis de Qarl.

Les janissaires ont payé un lourd tribut à ces combats et leurs forces commencent à être sérieusement amputées. Smyrr suit le mouvement pour l’instant mais je subodore qu’il espère tirer quelque profit personnel de l’Héritage des Haarlock… Macharius et Qarl semblent se tenir dans cette ambiance délétère, quant à Gaspard, sa nature de moins en moins humaine le prémuni au moins un peu contre les maléfices qui règnent ici. A mesure que nous progressons, conduits par le Faiseur de Veuves, toujours captifs et inquiet, vers le coeur de la planète, les phénomènes étranges se multiplient et nous croisons bientôt un membre du Syndicat qui se repent, voyant en nous une planche de salut. Qu’il nous accompagne, je fais confiance au sergent Macrade pour nous en débarrasser s’il venait à devenir gênant. Bientôt, Nostromo, le navigateur d’Haarlock en personne (ou du moins son fantôme) se montre également prétendant nous mener au terme de notre voyage, le fameux Tesseract aveugle. je ne peux m’empêcher de penser que tout cela fait partie du plan d’Erasmus Haarlock mais si nous voulons avoir une chance de l’arrêter il nous faut suivre ce chemin. Je ne m’éloignerai pas de la lumière de l’Empereur, loué soit-il !

D’autres dangers diminueront encore les forces de notre troupe, Silinus finira avalé par les psykneums (comment un esprit faible a-t-il pu si longtemps garder l’esprit ouvert au warp ?) alors que la route du Tesseract aveugle s’ouvre à nous. Réclamant le Faiseur de Veuves, Nostromo nous laisse nous avancer avancer de disparaître avalé de nouveau par les anomalies temporelles qui règne sur Mara. Devant l’hésitation (pour ne pas dire la crainte) de mes compagnons, je franchis le premier les limites de l’artefact antique pour me retrouver dans une pièce donnant sur un piédestal sur lequel trône une machinerie tout aussi étrange que celles déjà croisées sur Solomon, Sinophia ou Quaddis. J’ai hélas peu de temps pour les observer car, à mesure qu’arrive mes compagnons d’autres forment surgissent des arches entourant la salle : l’Inquisiteur Herrod et ses acolytes. Hélas, celui-ci a dévoyé sa mission d’origine et prétend nous reprendre les artefacts (la pierre noire notamment et le psautier gris) pour en faire usage lui-même à des fins qui ne semblent guère louables. Armé de mon inébranlable certitude et de la recommandation de l’Inquisiteur Silas Mar lui-même de ne faire confiance à personne et de ne laisser quiconque se mettre en travers de notre mission, j’attaque Herrod et ses sbires.

En dépit de leur équipement de pointe, ils ne peuvent faire face à notre mission bénie par les Saints Ordos et l’un après l’autre succombent sous nos coups. J’en profite pour m’emparer du collier de l’intouchable annulant sa zone anti-psy et réalise que l’arco-flagellant monstrueux que nous avons combattu n’est autre que ce qu’il reste de Lady Mellua : dans sa folie, Herrod entendait sans doute utiliser son sang pour activer le Tesseract… sans y parvenir… Après quelques soins apportés aux plus mal en point (Smyrr notamment), il est temps de s’approcher de la machinerie impie. Comme la Veuve Dorée, elle nécessite du sang de la lignée des Haarlock pour être activée et une pierre noire similaire à celle prélevée sur l’Horloge du manoir de Xicarph. La Fille de Fer, puisque c’est ainsi qu’elle se nomme, nous incite à franchir les limites du Tesseract pour suivre le cheminement d’Erasmus…”seul chemin pour l’arrêter”.

Projetés par la machine nous nous retrouvons à arpenter d’étranges mondes, futurs ou passés, nous retrouvant devant des épisodes de la vie d’Haarlock ou des futurs possibles (notamment une invasion du secteur Calixis par les slaughts), ces ‘épisodes’ sont parfois éprouvants d’autres simplement informatifs et nos finissons par nous retrouver dans une épaisse jungle saturée d’humidité et bientôt entourés par des représentants d’une peuplade qui semble bien primitive. L’air, là aussi semble saturé de maléfice et de noirceur. Suivant leur groupe, nous sommes emmenés en direction d’un pitoyable village vers le repaire de ce qui semble être une sinistre sorcière.

Sise dans l’épave d’un astronef impérial, l’hérétique se rit de nos efforts pour arrêter Haarlock pour prétendre pouvoir nous donner la clef destinée à empêcher son retour. Dissimulant une présence démoniaque dans son antre et pris par l’imminence du retour d’Haarlock ne négocions sous la pression. Demandant un prix exorbitant pour ses informations, c’est finalement le courageux sergent Macrade qui sacrifie un de ses bras avant que la sorcièe ne nous apprenne (?) qu’en détruisant le sueil de la porte, Haarlock ne pourra revenir et sera condamné à poursuivre son errance. Meme si quelques tergiversations de Smyrr visant à essayer de me persuader que le retour d’Haarlock n’est pas forcément une mauvaise chose (ou plutôt que son bannissement en serait une) pour le secteur Calixis) nous fonçons sur la colline par laquelle nous sommes arrivés sur la planète. Alors que nous commençons à essayer de desceller les piliers de la porte, que l’Astre Tyran fait son apparition dans le ciel et que l’ombre d’Haarlock s’approche du seuil, nous devons combattre de nouveau. Cette fois, ce sont des ennemis croisés durant cette longue quête qui s’incarnent sous la forme de quasi-fantômes.

Une fois encore le combat est rude mais notre unité, la vaillance de nos esprits et le courage que nous insuffle le Trône d’Or suffisent à venir à bout des incarnations du démon du miroir et du faiseur de veuves notamment. Alors que la silhouette de Haarlock commence à sérieusement se dessiner, Macharius parvient à desceller le piquet bannissant ainsi Erasmus Haarlock à tout jamais. Des semaines d’errance sur Penumbra et quelques recherches nous permettront d’avertir les Saints Ordos et de regagner l’Imperium. Débriefés intensément par les membres de la Cabale Tyranéenne, chacun pourra ensuite prendre un peu de repos.

Appelé par Silas Marr, Linetta Res et Ahmazzi, j’apprends avoir été recommandé pour devenir moi-même un Inquisiteur, membre des Saints Ordos.

A song of fire and ice

Rogue Trader "Vanquisher" bailleulgauthier silveryk