Highway to Hell

“Ne faites jamais un pari que vous n’êtes pas prêt à perdre”
Abdul Goldberg, Rogue Trader

La pilule de notre fuite de la Perle Funeste à peine digérée (sans trop de difficulté à bord semble-t-il, alors même que nous courions après ce trésor depuis des mois !), tout le monde semble n’être préoccupé que par une chose : remettre à flot l’épave que constitue le Light of Terra. Trop contents de pouvoir parcourir à nouveau les coursives du vaisseau archéotechnologique, honteusement volé à un capitaine méritant, les compères de l’Adeptus Mechanicus et le capitaine passent de nombreux jours à en répertorier le contenu et les richesses exploitables. Macharius, pour sa part, répertorie soigneusement les véhicules enfermés dans les soutes, avant d’en faire embarquer quelques uns à bord du Vanquisher pour nous servir dans nos entreprises futures. Pour ma part, je me demande ce que nos découvertes récentes (l’étrange porte menant aux Cortège des Damnés et la présence de la Perle Funeste ainsi que sa signification pour le peuple eldar) peuvent avoir pour conséquences, aussi bien pour nous que pour nous que pour les Étendues et leurs habitants.

Comme tout le monde s’active, cela me laisse un peu de temps pour étudier un peu plus avant la culture eldar (et plus largement les cultures xénos) dans l’attente d’une autorisation officielle de pouvoir en utiliser les diverses ressources ramenées à bord. Si personne ne semble en faire une priorité, il me semble que pour chasser les vils xénos des Étendues de Koronus, connaitre leurs habitudes et leurs technologies me parait essentiel. Inutile aux travaux de réparation et d’inventaire du Light of Terra, je me réfugie dans l’étude, ce qui me permet aussi d’échapper à quelques ingrates tâches. Après quelques semaines de ce travail, décision est prise de repartir vers l’Impérium pour y quérir quelque aide dans l’idée de réarmer l’antique vaisseau et le Vanquisher, tout comme le Black Solar font donc route vers Castel avant de se diriger sur Port l’Errance.

Le retour à Castel, plus paisible que notre départ, permet à (presque) tout le monde de souffler un peu et au capitaine d’essayer de fourguer un peu de camelote à qui mieux-mieux. Avant de retourner voir les audacieux qui ont cru bon se permettre de faire feu sur le Vanquisher non sans avoir réclamé un tarif exorbitant pour des droits fallacieux. Le score étant vite égalisé par un passage rapide dans les locaux de ces trublions, les soutes du Vanquisher vidées dans des entrepôts miteux de Castel (sur les conseils de ce rat de Kelp), c’est vers Port l’Errance que notre navigateur nous conduit désormais non sans que le capitaine n’ait pris la liberté de toucher aux archives sacrées du Vanquisher pour y adjoindre le nom d’un amiral de la Flotte Impériale espérant par là flatter son égo et obtenir plus facilement une aide de sa part.

A peine les limites de l’Impérium franchies, c’est Linetta Res, représentante de l’Ordo Xenos Calixis qui s’invite à bord du navire. La Révérée Inquisitrice s’enquiert de notre périple et de la nature des menaces xénos détectées, demandant à être tenue avertie des affaires relatives aux menaces xénos (y compris celles qui impliqueraient d’autres libres-marchands) avant de me remettre les autorisations inquisitoriales nécessaires à l’étude des objets xénos. Si le capitaine tourne son nez à l’idée de jouer les antennes de l’Inquisition dans les Etendues de Koronus, ce n’est pas mon cas. Encore une fois, il semblerait qu’il ait bien vite oublié ses devoirs envers l’Imperium et le Trône d’Or.

Il nous faut avant cela rencontrer l’inquisiteur Silas Marr sur la planète Solomon, une terre industrielle et industrieuse grevée par une atmosphère polluée et malsaine, dans laquelle se débattent de pauvres âmes travaillant avec acharnement pour la plus grande gloire de Departement et de l’Imperium. Pour l’instant, c’est Port l’Errance qui nous accueille pour un rendez-vous avec Nathaniel Horne, amiral de la Flotte des Étendues de Koronus et à qui le capitaine a évoqué la possibilité de résoudre un mystère familial. Alors que ce dernier nous propose de le rencontrer au détour d’un dîner, nous accompagnons le capitaine, fermement décidé à négocier un soutien de la flotte pour ramener le Light of Terra. Sauf qu’en fait, l’Amiral Horne se montre peu intéressé par l’histoire de ses ancêtres (une mauvaise action ne profite jamais, monsieur Smyrr…) mais bien plus par la possibilité de voir la dynastie embryonnaire des Smyrr s’engager à défendre l’Impérium dans les Étendues et à participer à une croisade pour les libérer/annexer le temps venu… avec le Light of Terra remis à neuf. Peu désireux de s’embarquer dans un tel engagement le capitaine fait une pause pour nous consulter et, tous ensemble, nous décidons d’un commun accord de ne pas nous engager pour le moment auprès de Thorne mais d’attendre de rencontrer l’amiral de la flotte du secteur Calixis avant de prendre une décision.

Mais comme frappé de folie, d’oubli, de confusion ou rattrapé par sa consommation excessive de stupéfiants, le capitaine perd les pédales, se retourne vers Horne pour bredouiller un “je suis d’accord pour défendre l’Impérium et protéger les Étendues contre ses ennemis” avant de manquer d’insulter l’amiral et sa soeur pour finir par être tancé vertement et sommer de donner une réponse claire autre que des bredouillements incompréhensibles et pitoyables… la “descente aux enfers”, comme Gaspard surnommera aussitôt ce passage, venait d’avoir lieu. Non seulement le capitaine avait-il fait le contraire de ce nous étions convenu mais il s’était engagé inconsidérément avant de jeter le discrédit sur sa personne et son entreprise par suite de maladresses incroyables. Décidément, sous ses airs de bravache malin, Smyrr souffre peut-être de graves troubles. Là encore, il réalise (semble-t-il un peu tard) que son entreprise va nécessiter des engagements (et surtout des actes !) forts de sa part et bien plus de compromissions qu’il ne l’avait sas doute prévu. Mais l’heure n’est plus aux calculs, un ordre pressant de Klaus Gromberg pousse le Vanquisher à faire route vers x et notre nouvelle mission.

Accueillis sur place par Lorelei (qui confie également le rôle d’acolyte de la Très Révérée Inquisition à Jonah et Macharius sur ordre de Klaus Gromberg. Voilà qui devrait peut-être les faire réfléchir un peu… et terminer notre petit jeu du secret à bord du Vanquisher), acolyte et consoeur, comme nous au service de Klaus Gromberg, nous commes conduits – non sans avoir été mis en garde contre les ‘dispositions particulières’ de Silas Marr – jusqu’à son antre, une discrète et petite pièce chargée de livres dans laquelle nous reçoit le Révéré Inquisiteur. Homme rude, sec et habitué à être obéi, il nous dessine rapidement les contours de notre mission : prendre part à une vente aux enchères prétendument liée à l’héritage de la dynastie Haarlock, maison de libre-marchand particulière en ce que sa lettre de Marque lui confère des pouvoirs bien supérieurs à ses confrères. Le recueil d’informations doit primer sur l’usage de la force ajoute le Révéré Inquisiteur qui nous fait ensuite escorter jusqu’au navire devant nous conduire au lieu de la fameuse vente, un pic désolé et inaccessible à peine occupé par un temple destiné à accueillir les morts au nom charmant de maison de poussière et de cendres.

A bord du Cygnan Martyr, outre le capitaine Elias Shadrak qui nous est vite présenté, occasion nous est donnée de faire rapidement la connaissance de quelques uns des autres ‘invités’ à cette vente :
- Wimer et Quill, deux mercenaires
- L’abbé (qui en porte la défroque mais semble ne pas en avoir les convictions ou les connaissances) Talmas de Shale et ses ‘acolytes’
- Octavia Neale, probablement à la solde d’un groupe d’intérêt
- Cisten, un noblaillon péteux qui cherche sans doute quelque frissons.
Bien qu’escortés par l’équipage du Martyr et le capitaine, le navire n’en subi pas moins une soudaine attaque de la part de pirates brutaux, que tout le monde a vite fait d’envoyer l’arme à gauche. Peut-être n’était-ce qu’un moyen de tester nos ressources, en tout cas, tout le monde a été prompt à réagir, ce qui dans ce cas laisse nos ennemis bien informés quant à nos capacités. Pas forcément une bonne chose. Et dire que nous arrivons à peine en vue de la maison de poussière et de cendres…

Highway to Hell

Rogue Trader "Vanquisher" bailleulgauthier M4sk